Posts Tagged ‘vidéos’

La drague (Guy Bedos/Sophie Daumier- 1972)

mai 31, 2020 - 4:17 No Comments


(RIP Jean-Loup Dabadie et Guy Bedos)

Un grand classique de l’humour mais aussi un double hommage avec ce sketch écrit par Jean-Loup Dabadie mort le 24 mai dernier et joué par le couple Sophie Daumier-Guy Bedos (lui-même mort le 28 mai).
Parmi les danseurs, on peut aussi reconnaître Nana Mouskouri et Thierry Le Luron, cet autre humoriste disparu trop tôt (13/11/1986) et enterré tout près d’ici à La Clarté (Perros-Guirec) :

Idir et Alan Stivell (Isaltiyen)

mai 3, 2020 - 5:42 No Comments

À écouter ces harmonies, on se dit que Kabylie et Celtie ne partage pas que le même suffixe.
Idir, mort ce 02/05/2020 (RIP), se sentait proche des bretons et venait souvent à des festivals en Bretagne.

Il a dit notamment :
Je me sens proche des Bretons parce que, comme eux, je me suis senti méprisé à une époque. Je me considère comme un « plouc du bled ».

Anatomie d’un désastre (J-D Michel)

mai 2, 2020 - 8:16 No Comments

Je vous propose de suivre le discours de Jean-Dominique Michel qui est un anthropologue suisse. C’est l’un des grands spécialistes mondiaux de santé publique. Il vous détaille sur plus d’une heure sa vision de la pandémie actuelle de manière instructive.

Qui peut peu peut

mars 1, 2020 - 3:59 No Comments

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Le réveil de la marmotte : traitement radical

avril 24, 2019 - 10:52 No Comments

À écouter en boucle en cas de coup de mou. N’arrêter le traitement qu’à la disparition des symptômes :

Droit de passage côtier à Saint-Briac-sur-Mer : c’est gagné !

mars 3, 2019 - 1:37 No Comments

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(Photo : ouest-france.fr)

Vous allez voir à quel point la tête dure des bretons rend service à tout le monde.

Servitude de passage obligatoire le long des côtes (loi de 1976)

La loi du 31 décembre 1976 stipule que les propriétés côtières doivent laisser une servitude de passage de trois mètres de large le long des côtes. Une loi qui devrait s’appliquer logiquement à tout le monde !
En vous promenant en bord de mer, vous pouvez pourtant vous heurter à une impossibilité de passage, soit par un panneau « propriété privée », soit par une barrière ou carrément un mur, les propriétaires du coin outrepassant leur droit en toute impunité.
Ce serait amusant de faire la carte de servitude côtière française mais nous n’aurions pas beaucoup de surprises, je crois…

Qu’en est-il sur le littoral breton ?

Aïe, aïe, aïe c’est difficile d’outrepasser ce droit en Bretagne car, c’est connu comme le loup blanc, le breton, avec son caractère de cochon, se regroupe et ne désarme pas. Il ne lâche rien même s’il faut du temps pour régler un problème.

Voici le dernier exemple :

Il aura fallu 37 ans de bataille judiciaire pour obtenir gain de cause mais c’est gagné à Saint-Briac-sur-Mer depuis jeudi dernier 28/02/2019 grâce notamment à la ténacité des Amis de Chemins de Ronde (ACR 35) mais aussi au suivi du dossier par le préfet et les services de l’État.

Peu importe si les propriétaires du coin sont de la lignée des Forbes (*) dont sont issus John Kerry, né John Forbes Kerry (ancien secrétaire d’État américain) et Brice Lalonde, né Brice Forbes (ancien maire de cette commune de Briac-sur-Mer et ancien ministre de l’Environnement).
Ils ont une propriété sur ce sentier appelée « Les Essarts » mais vont devoir malgré tout se plier à la loi comme tout le monde malgré des arguments avancés de sécurité ou… de lutte contre les nuisances (!) comme vous pouvez le constater dans le document joint.
Pas de doute, il y a des gens qui ne manquent pas d’air sur ce littoral ! C’est le moment de le dire…
Du coup, moi aussi je pense que je devrais empêcher les gens de passer dans la rue en face de chez moi, ça fait du bruit, surtout la nuit.

L’une des personnes a cette expression pleine de bon sens dans le document joint :
« Plus qu’un principe, c’est une question de morale ».

Conclusion :

Ce n’est pas un scoop de dire que le breton a la tête dure, qu’il ne lâche rien et peut avoir une réaction solidaire désarmante. C’est tout ce que vous pouvez lire derrière l’expression « fier d’être breton ».


Pour voir la vidéo, cliquer ci-dessous :

Servitude de passage côtier à Saint-Briac-sur-Mer

(*) petites précisions sur l’origine de ces Forbes : c’est une lignée américaine d’origine écossaise ayant fait fortune dans les chemins de fer mais n’ayant rien à voir avec l’autre famille Forbes à l’origine du magazine économique américain.
John Kerry est un Forbes du côté maternel, son grand-père, James Grant Forbes ayant fait fortune à partir du commerce avec la Chine (opium, etc.).

Brice Lalonde est aussi un Forbes à partir de la lignée maternelle. Son père Alain-Gauthier Lévy est devenu Lalonde après la guerre du fait du changement de nom de son propre père d’origine juive alsacienne.

Un « S.O.S d’un terrien en détresse » époustouflant

décembre 24, 2017 - 11:21 No Comments

Merci Isabelle pour ce partage qui mérite sa place dans la gazette :

Cyclone Hyacinthe (15-28/01/1980) : record mondial de pluie

septembre 10, 2017 - 12:13 No Comments

La catastrophe provoquée par l’ouragan Irma sur les îles et la côte Sud-Est de l’Amérique du Nord me ramène à ce que j’ai pu vivre à l’île de La Réunion en janvier 1980.
Ce n’était pas tant la force du vent qui était impressionnante, j’avais connu pire à ce niveau mais l’importance des pluies sur une durée aussi longue (record mondial toujours d’actualité). La particularité vient surtout du fait que le cyclone Hyacinthe s’est amusé à faire des allers-retours sur La Réunion. De mémoire d’homme, personne n’avait connu une telle chose.
J’étais les pieds dans l’eau (c’est le moment de le dire) à l’abri dans un bâtiment en dur à la Saline sans coupure d’électricité, le congélateur rempli. Les voitures sur le parking réservé à la clientèle du restaurant à côté flottaient par contre dans l’eau et je regardais le balai des hélicoptères ravitaillant les hauts de l’île complètement isolés du fait de l’état apocalyptique des réseaux routiers. J’étais éducateur-chef dans un centre pour caractériels et cas sociaux à Hell-Bourg dans le cirque de Salazie. Je n’ai pu y retourner que lorsque l’accès a pu être rétabli. La « mare à poule d’eau », un grand étang près d’Hell-Bourg, avait débordé et subi une brèche, l’eau emportant tout sur son passage, c’est-à-dire les cases et même les collines entières (il faut savoir que la terre est volcanique et donc particulièrement friable).
La Réunion en garde toujours évidemment les stigmates et tous ceux qui ont connu Hyacinthe savent d’autant plus comment se forment les ravines. Il a donc fallu remanier les cartes détaillant le relief.
Au milieu de ce chaos, je ne pouvais pas donner une idée de l’ampleur de la catastrophe avec mon seul petit appareil-photo. Il m’aurait fallu au-moins un grand angle ou mieux une caméra pour montrer les chemins de boue. On nous disait que la ravine creusée par l’eau venant de « la mare à poule d’eau » pouvait atteindre 100 mètres de large dans les hauts pour s’élargir à 400 mètres avant de se jeter dans l’océan. Alors pour donner une idée, j’ai tout de même pris en photo un filao (arbre tropical pouvant atteindre 35 mètres de haut mais celui-ci ne devait faire que 15 m) tombé bien droit au fond de la ravine avec… la découpe de la route à son sommet ! Il faut que je retrouve cette photo pour la montrer.

J’avais l’avantage de pouvoir suivre la météo à la télé. Tous ceux qui comme moi ont entendu le présentateur expliquer pourquoi il n’y avait plus de courant dans la vallée de Takamaka, en gardent un profond souvenir : il a tout simplement dit qu’il y avait des poteaux électriques de 19 mètres dans cette cuvette qu’on… ne voyait plus, l’eau étant sans doute montée à au-moins 20 mètres.
Vous comprenez pourquoi l’île de La Réunion détient des records mondiaux de pluviométrie dont depuis Hyacinthe le record pour les périodes de 10 et 15 jours sachant que les mesures ne se comptent plus en millimètres mais en mètres (plus de 6 mètres en 15 jours, vous imaginez en plus le cumul quand cette quantité dévale les pentes abruptes de la Réunion qui est finalement un pic dans l’océan.

« Quand je te pénètre » (Jean-Jacques Denis-François Morel)

mars 18, 2017 - 11:48 No Comments

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(Photo : Le Trégor)

Jean-Jacques Denis, alias Georges Philippe Taladiart, est un auteur de Louannec, près de Perros-Guirec et de Lannion. Il fournit de nombreuses chroniques pour France Inter et se considère comme « poète de l’approximatif » .
Dans sa chronique du 3 mars dernier, François Morel lui a rendu un hommage appuyé en récitant son fameux poème érotique : « quand je te pénètre » .
Je ne vous en dis pas plus.
Suivez plutôt le billet de François Morel qui comme à son habitude vous enveloppe le paquet de manière hilarante :

Quand on confond culture et ordure

février 19, 2017 - 11:27 No Comments

Très bonnes réaction et analyse de Gwénaëlle, une bretonne ça va sans dire, professeur(e) (*) de français installée à Paris, qui a eu, le 31 janvier dernier, la malencontreuse idée d’acheter un livre de portraits avant de le déposer devant une librairie de Barbès (**) dans le but de « mettre de la poésie dans la vie« .

Elle fait régulièrement ce geste appelé « bookcrossing » qui consiste à laisser un livre dans la rue à la disposition des passants.

Une démarche de partage bien connu (en tous les cas en Bretagne) mais peut-être moins à Paris, du moins de la police municipale.

En effet des policiers de la brigade anti-incivilité (***), qui n’étaient pas loin, n’ont pas trouvé mieux que de lui coller 68 € d’amande pour « dépôt illégal. »
Malgré ce « geste citoyen » , il faut croire que l’explication de la démarche à ces sbires, droits dans leurs rangers, n’était pas suffisante puisque c’est la ville de Paris qui s’est confondue en excuse en disant : « c’est une erreur. »
Ben voyons !

J’imagine l’un des policiers s’exclamant : « ah bon, c’est ça un livre ? C’est vrai qu’on m’en avait déjà parlé mais je ne me souvenais plus. »
Gwénaëlle n’a pas été surprise de la réaction des policiers, regrettant sans doute de ne pas avoir l’occasion de contester la contravention.
« On confond culture, ordure » … « Il y a encore des gens debout, des gens qui ont envie de mettre de la poésie dans la vie sans forcément qu’il y ait un cadre légal ou administratif. » dit-elle, en gardant malgré tout le sourire.

Comment réagir avec civilité ?

Semez des livres (neufs ou au-moins en bon état évidemment) un peu partout dans Paris. Cette ville des lumières et de culture appréciera votre démarche.

Vous pouvez aussi envoyer un bouquin au commissariat de quartier au :
79-81 rue de Clignancourt 75018 Paris
Ce serait amusant de comptabiliser le nombre en m’informant au passage…

Espérons que la police municipale se chargera de la démarche citoyenne pour créer un espace de partage suivant l’adage :

la lecture adoucit les mœurs…
…aussi.

Les boîtes aux lettres, c’est utile, les boîtes à lire aussi :

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(photo : scoop.it)

(*) comment faut-il donc orthographier ce mot. J’avoue ne plus trop savoir depuis que la guerre des sexes a envahi le monde linguistique. Peut-être y a-t-il un livre qui en parle mais je ne vais pas demander à la Police Municipale du 18e.
D’ailleurs, si j’ai quelques soucis à partir de la publication de ce billet, connaîtriez-vous un bon avocat ou une bonne avocate, un bon maître ou une bonne maîtresse ?

(**) aucune explication à ce jour sur le fait qu’elle ait quitté le quartier Montparnasse.

(***) 2000 agents de la brigade anti-incivilité crée en 2016 par la ville de Paris patrouillent la capitale pour lutter contre tout forme d’incivilité : jets de cigarettes, déjections canines, dépôts illégaux d’ordures (peaux de bananes, conjoint irascible, livres neufs mis à la disposition d’un passant intéressé, etc.).

Pas de quartier dans tous les quartiers !

Une question tout de même : comment s’est passé le recrutement de ces agents ? Je me le demande, pas vous ?