Le soula fripe la couëne (leçon de gallo n°2)

juillet 25, 2012 - 10:27 2 Comments

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LE SOULA FRIPE LA COUENE
O un soula d’méme, ma fa, y en a core qui vont avouére la couëne rougeaode come eune eqervisse pi e srä bossée come un crapiao. Apré core la piao va pler come eune aspi. Tout ça pou fini tote bléte comme eune vieille pomme rénette (ou comme les orfélines * , comme tu veux tu chouaz). Bougré, vont ti étes biao, tout come, ch’tel dis ma !
(*) les orfélines se come pour di les castâgnettes, d’auqun disent les caniqe, les senettes, les nouas et pourqa pa les roubignoles, tout ça c’est du pareil o méme.

Cliquer sur la ligne suivante pour entendre l’enregistrement audio :

ENREGISTREMENT AUDIO >>>> O UN SOULA D’MEME<<<<

traduction en français académique :
LE SOLEIL RIDE LA PEAU
Avec un tel ensoleillement, l’épiderme de certaines personnes va souffrir d’une rubéfaction telle une écrevisse, puis il sera cloqué comme un batracien. Ensuite il subira une mue comme un aspic. Finalement il deviendra toute ridé comme une vieille pomme reinette (comme les orphelines * si vous préférez). Mon Dieu, que ce sera joli, je vous assure !
(*) les synonymes d’orphelines peuvent être les castagnettes, les sonnettes, les noix et pourquoi pas les roubignoles.

2 Responses to “Le soula fripe la couëne (leçon de gallo n°2)”

  1. SamuelNo Gravatar Says:

    habitant m’int’nant en pays gallo , je trouve l’accent pas trop mal mais c’est pas encore tout a fait ça ^^

  2. UbRNo Gravatar Says:

    @Samuel : La particularité du gallo c’est qu’on dit que l’accent change dès qu’on passe la rivière. On va dire par exemple : ici on parle en « a », de l’autre côté ils parlent en « e » : « à n’savouére que couic de squi caouse d’méme » (à ne rien comprendre de ce qu’ils disent). Mais c’est ce qui fait le charme du gallo car il y a tout de même une ossature linguistique commune, même si l’accent peut varier. C’est comme le breton et… toutes les langues. Il faut accepter aussi ces différences pour préserver les langues vivantes et pour qu’elles le restent… Sinon les gens n’osent plus s’exprimer ainsi et c’est la mort des langues minoritaires.

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