Archive for the ‘Les coups de cœur’ Category

Quand on tuait le cochon…

avril 14, 2017 - 8:13 No Comments

20170414-200018.jpg
Les 16 salariés de cette entreprise seraient-ils considérés comme des porcs ? Mais à quelle sauce peuvent-ils être mangés ?

Blague à part, je vous conseille ce « pâté de Campagne au sel de Guérande » porcs fermier de La Mère Lalie particulièrement savoureux comme on en trouvait autrefois dans nos campagnes bretonnes.

J’y retrouve le goût de ceux que ma mère faisait si bien, toujours au jugé, sans mesure précise.
Je la vois aspergeant de poivre à pleines poignées la chair fraîchement moulinée. Elle goûtait simplement le produit avant cuisson y ajoutant un peu de sel ou de poivre ou d’autres ingrédients dont elle avait le secret (mais qu’elle partageait facilement) avant d’enfourner les grands plats en faïence dans le four à pain pré-chauffé avec des fagots de bois entiers.
Son talent était si reconnu qu’elle était demandée quand on tuait le cochon dans d’autres fermes du secteur.

Que de souvenirs quand on tuait le cochon à la maison, qu’on venait me chercher alors que j’étais caché sous les lits, apeuré par le cri d’enfant en détresse jaillissant du milieu de la cour, ce cri si strident et si puissant du cochon qu’on égorgeait posé sur le cul d’une demi-barrique qui, retournée, servait ensuite, à lui raser le poil dans l’eau bouillante.

20170414-200912.jpg
(Photo : plandejardin-jardinbiologique.com)

On disait simplement qu’on avait besoin de moi et on me faisait tenir… la queue du cochon tout le temps qu’il fallait pour que ma mère récolte le sang giclant de la jugulaire dans une grande jatte. Pour ralentir la coagulation, elle remuait ce sang avec une grande cuiller en bois. Il servait bien sûr à faire le boudin aussitôt après.
J’ai mis un certain temps à me rendre compte que le fait de tenir cette queue de cochon n’avait que le but de m’endurcir. Je crois que finalement c’était efficace car ma peur s’est vite dissipée même si l’émotion d’enfant en bas âge restait malgré tout présente.
De plus, si je vous précise que, tout petit, je dormais dans la même pièce que le porc dépecé et étalé sur un échelon de charrette en attendant le retour du boucher le lendemain pour la découpe de la viande, … là… c’est le clou du spectacle. Question d’habitude me direz-vous…
À jamais, j’en garde les images, les bruits et les odeurs.

P. S. : j’espère que vous ne m’en voudrez pas si je ne mets pas de photos de l’époque.

(Île d’Ouessant-14/04/2017)

Mes VEUX ? Comme pour 2015 !

décembre 31, 2016 - 6:48 No Comments

20161231-184533.jpg

Bizarrement ces « veux », mis en ligne la première fois pour le nouvel an 2015, ont toujours eu du succès. La magie d’Internet fait qu’ils ont été beaucoup partagés sur les réseaux sociaux :

– soit à l’identique dans le respect des droits d’auteur,

– soit en effaçant la référence d’auteur sur certains sites pour mieux laisser croire qu’ils en ont eu l’idée (ben voyons !),

– soit aussi en modifiant plus ou moins la formulation au risque d’ajouter des fautes d’orthographes (involontaires celles-là…) :
mes-veux-copies-net

Le plus surprenant est qu’ils ont suscité des commentaires variés, même les plus improbables comme celui-ci :
« ce serait mieux sans la faute à VEUX ! » (Propos ayant pour effet des réactions de certains pour justifier le volontaire de la faute). ;)
Alors je me suis dit qu’il me fallait les renouveler cette année. Qui sait ? J’aurai peut-être d’autres surprises.

Marjane n’est plus la doyenne de la chanson française

décembre 19, 2016 - 10:00 No Comments

Léo Marjane, née le 26 août 1912 (la même année que mon père) et doyenne des chanteurs français vient de mourir. Elle avait donc 104 ans et était bien connue des plus anciens.

Écoutez cette clarté de prononciation. Bien des artistes actuels sont loin de cette valeur. C’est amusant aussi de retrouver dans « la chapelle au clair de lune » cette façon de prononcer le /r/ comme souvent à l’époque. La prononciation évolue car ce n’est plus au goût du jour actuellement :

RIP Marjane (c’est ainsi qu’elle veut être appelée car Léo sonne masculin évidemment)

Le dernier des Frères Jacques nous a quitté

novembre 20, 2016 - 12:29 No Comments

Ils étaient quatre en tenues de scène particulière (collants noirs, gants blancs et justaucorps de couleurs différentes) : les frères Bellec, André (en vert) et Georges (en jaune), avec François Soubeyran (en rouge) et le plus jeune Paul Tourenne (en bleu clair), né en 1923 et mort ce 20 novembre 2016 à Montréal.

Leur nom de scène vient de l’expression « faire le Jacques » = faire l’imbécile.

Je vous ai sélectionné deux chansons qui donnent un petit aperçu de leur talent commun pour le plaisir retrouvé des anciens et la découverte pour la jeune génération.
Je pense que les Frères Jacques restent encore une référence pour beaucoup d’artistes à l’heure actuelle.
Je ne vois pas d’équivalence actuelle mais c’est parce que je vieilli sans doute.

Il est vrai qu’on mise plus maintenant sur un tas d’artifices (néons, LED, haute technologie acoustique, etc.). Il faut bien être de son temps mais ne serait-on pas plus coincés, muselés même…
Tout d’un coup je me pose une question : est-ce qu’on ne se prend pas plus au sérieux qu’avant ? Est-ce qu’on se donne moins de liberté artistique ? J’aurais pu aussi vous sélectionner leur répertoire de chansons paillardes mais je me dis que curieusement notre société est devenu sans doute plus puritaine (j’exclus là le comportement de certains animateurs télé qui s’aventurent dans des comportements déplacés pour entretenir leur audimat).
D’ailleurs, comment serait perçus les sketches de Coluche, de Thierry Le Luron, et même certaines chansons de Pierre Perret… ?
Avec les Frères Jacques s’est ici bon enfant, alors pour votre plaisir… :

Les Frères Jacques : Les tics

les frères jacques fredo

PAROLES DE VINS

octobre 10, 2016 - 11:00 No Comments

Je vous transmets cette « prose hit » qui, venant de mon frangin Serge, ne peut être qu’excellente, enivrante même :

PAROLES DE VINS

Il y a un proverbe qui dit : « Peu importe le vin, pourvu qu’on ait l’ivresse » mais je trouve ça vraiment idiot.

C’est comme si on disait : « Peu importe la femme, pourvu qu’on ait…le vertige de l’amour. »

D’ailleurs à ce propos, il m’est arrivé une histoire dont il faut que je vous donne, si je puis dire, la primeur.

C’était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges, j’ai rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé, avec des arômes de cassis et de fraises des bois.

On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque je lui ai proposé de l’emmener dans mon Châteauneuf-du-Pape, elle est devenue toute Croze-Hermitage !!!

Le temps d’aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, on est montés dans ma Banyuls et on a roulé jusqu’au matin. Ah quelle belle journée !

On s’est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l’eau Clairette, on s’est Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement et qu’on commençait à avoir les Côtes-Rôties on a décidé de rentrer.

Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvé coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Julienas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon.

D’un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie ! Je me suis retrouvé comme Macon.

Quoi, me suis-je dit, elle s’est déjà Sauvignon avant même que j’ai le temps de la Sauternes ! Mais je vous Jurançon, je l’avais dans la Pouillac. En effet, j’étais tellement Tokay que j’ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper. Quand on s’est retrouvés, et que je l’ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit :
- « Ne fais pas ta Pomerol, et ne t’en va plus Gamay ! »
En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran :
« Ne m’en veut pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour était vraiment Sancerre. »
Depuis on ne s’est plus cuités.

Eh bien je ne sais pas pour vous mais moi ça m’a mis l’eau à la bouche.

Ah ! La cochonne !

juin 6, 2016 - 12:30 No Comments

Regardez cette vidéo jusqu’au bout, vous ne serez pas déçus… ;) :

« Glass harp » de Petr Spatina

mai 31, 2016 - 12:41 1 Comment

Petr Spatina, musicien tchèque utilise depuis une vingtaine d’année des verres de cristal pour jouer des sons purs qui s’apparentent à ceux que produit la harpe, d’où le nom de « glass harp » qu’il donne à son instrument. D’autres musiciens plus ou moins talentueux ont essayé avant lui mais sa virtuosité est incomparable :

Comme une bouteille à la mer. Urgence migrants

avril 25, 2016 - 11:00 No Comments

Parce que ce sujet ne peut laisser indifférent, un Appel au rassemblement en soutien aux migrants à été organisé le dimanche 20 mars 2016, sur la plage de Beg Léguer près de Lannion (Côtes d’Armor-France)

Des citoyens et des membres de collectifs de soutien aux migrants ont participé à cette image symbolique de corps allongés sur la plage, écrivant le mot « Fraternité..? » .

Depuis le début 2015 (*), plus d’un 1 110 000 migrants ont traversé, la méditerranée pour rejoindre l’Europe, plus de 4000 personnes sont mortes noyées. En France, au premier semestre 2015, les demandeurs d’asile représentaient 0,04 % de la population française. Depuis, chaque jour encore, des hommes, des femmes et des enfants meurent, avant d’avoir pu trouver refuge en Europe. Les rescapés se retrouvent, en majorité, entassés dans des camps insalubres.

…Et eux, ne sont-ils pas en état d’urgence ?

Il est encore temps d’agir…
Impliquons-nous !
Interpellons nos élus et nos gouvernements.
Rejoignons ou créons des collectifs de soutien aux migrants à travers l’Europe et la France.
Répartissons les efforts, pour assumer notre devoir de solidarité.
Continuons d’honorer les valeurs de « Liberté, Egalité, Fraternité » !

NOTRE ISSUE EST LA SOLIDARITÉ

(*) Selon les chiffres publiés le 30 novembre par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR)

Merci Chimair pour avoir posté cette vidéo sur Youtube et pour avoir, au même titre que chaque citoyen présent sur cette plage, participé à la réalisation de ce clip. (avec l’ensemble des signatures des participants dans le cadre de la législation de l’utilisation de drone)
Catégorie : Films et animations
Licence : Licence de paternité Creative Commons (réutilisation autorisée)

Et à propos de plage :

Dans son dernier numéro, Courrier international a demandé à des collégiens de la banlieue parisienne de sélectionner des dessins du monde entier. Celui de Kroll a particulièrement retenu mon attention… :
20160425-225925.jpg

2016 : message subliminal

janvier 6, 2016 - 9:57 No Comments

Espérons que 2016 brillera et reflètera un message subliminal positif dans n’importe quelle langue et partout dans le monde.

Hopefully 2016 will shine and reflect a positive subliminal message in any language, anywhere in the world.

20160106-095708.jpg

« Le jour où je me suis aimé pour de vrai »

décembre 25, 2015 - 8:10 No Comments

20151225-201035.jpg
(photo : fr.wikipédia.org)

Charlie Chaplin est mort il y a exactement 38 ans aujourd’hui, le 25 décembre 1977. Passé de la grande pauvreté à la gloire tout en essuyant des critiques sur ses opinions et sur sa vie privée, il a fini par s’expatrier en Suisse. À partir de là, nous comprenons mieux pourquoi des fans lui attribuent cette leçon de vie, bien que certaines personnes disent que c’est un poème de Kim Mc Millen publié par sa fille Allison en 2001 :

As I began to love myself for real

As I began to love myself I understood that at any circumstance, I am in the right place at the right time, and everything happens at the exactly right moment.
So I could be calm.
Today I call it « SELF-ESTEEM ».

As I began to love myself I found that anguish and emotional sufferin are only warning signs that I was living against my own truth.
Today, I know, this is « AUTHENTICITY ».

As I began to love myself I stopped craving for a different life, and I could see that everything that surrounded me was inviting me to grow.
Today I call it « MATURITY ».

As I began to love myself I understood how much it can offend somebody
As I try to force my desires on this person, even though I knew the time was not right and the person was not ready for it, and even though this person was me.
Today I call it « RESPECT ».

As I began to love myself I quit stealing my own time, and I stopped designing huge projects for the future.
Today, I only do what brings me joy and happiness, things I love to do and that make my heart cheer, and I do them in my own way and in my own rhythm.
Today I call it « SIMPLICITY ».

As I began to love myself I freed myself of anything that is no good for
my health-food, people, things, situations, and everything the drew me down and away from myself.
At first I called this attitude a healthy egoism.
Today I know it is « LOVE OF ONESELF ».

As I began to love myself I quit trying to always be right, and ever since I was wrong less of the time.
Today I discovered that is « MODESTY ».

As I began to love myself I refused to go on living in the past and worry about the future.
Now, I only live for the moment, where everything is happening.
Today I live each day, day by day, and I call it « FULFILLMENT ».

As I began to love myself I recognized that my mind can disturb me and it can make me sick.
But as I connected it to my heart, my mind became a valuable ally.
Today I call this connection « WISDOM OF THE HEART ».

We no longer need to fear arguments, confrontations or any kind of problems with ourselves or others.
Even stars collide, and out of their crashing new worlds are born.

Traduction française :

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’ESTIME DE SOI.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’AUTHENTICITÉ.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la MATURITÉ.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le RESPECT.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’AMOUR PROPRE.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les mégaprojets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la SIMPLICITÉ.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’HUMILITÉ.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la PLÉNITUDE.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur, elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le SAVOIR VIVRE.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.

Du chaos naissent les étoiles.