BIENVENUE !

avatar Par UbR

janvier 12, 2019 - 8:00 Pas de Commentaires :(

Le premier journal du net gratuit et… antidépresseur.

« Surtout sourire, rire, blaguer, se détendre mais aussi penser, réfléchir, s’informer, réagir, dialoguer en toute simplicité, tels sont les objectifs de ce blog sans autre prétention que de se donner un souffle de bonne raison et de bonheur partagés. » Hubert COLOMBEL (UbR)

Découvrez sans tarder les nouveautés ci-après ou regardez si par hasard des articles dans les catégories ci-contre n’ont pas été étoffés ou modifiés pour y glisser éventuellement un commentaire.>>>>

8-) Note de Geeky : la date en entête correspond à la dernière mise à jour du site. Pour respecter au mieux la chronologie historique, celle qui se trouve en entête de chaque article ne change pas, même en cas de modification du contenu, sauf raison particulière.

Pour consulter les derniers articles modifiés, dans la fenêtre en haut à droite, tapez : génilitude ou tordants ou castor puis cliquez sur « search ».

 

 

gif-humour-DzuAuC23EW.gif


L’ultracrépidarianisme du toutologue

avatar Par UbR

juillet 28, 2020 - 6:27 Pas de Commentaires :(

Si quelqu’un te dit qu’il sait ce que veut dire le mot « ultracrépidarianisme » (*) sans te donner la définition, il y a de forte chance que tu te trouves devant un ultracrépidarien car il semblerait que 8 personnes sur 10 présentent cette particularité comportementale peu particulière et donc très répandue.

‌M’as-tu compris ? :

‌- Si oui, c’est peut-être parce que tu es toi-même ultracrépidarien,

‌- sinon regarde la définition ci-après :

(*) Ultracrépidarianisme : comportement qui consiste à donner son avis sur des sujets sur lesquels on n’a pas de compétence. (Source wiktionnaire).

Exemple : pour être dans l’air du temps, tu amènes, l’air de rien, un sujet sur la santé comme le Covid (**) l’hydroxychloroquine, les vaccins, l’homéopathie, les médecines parallèles, etc., touille un peu, laisse chauffer et tu vas pouvoir sûrement déguster une grande plâtrée d’ultracrépidarianisme surtout en présence de quelques toutologues (***) qui ne vont pas hésiter à palabrer, pérorer à l’envi dans ce cercle de discussion. C’est savoureux ou… indigeste à souhait.

(**) Roselyne Bachelot a parlé à ce sujet de « coranologue » (sorte de toutologue spécialisé au niveau du coronavirus – source : Marcel)

(***) toutologue : sujet qui peut se voir compétent sur tout mais qu’on peut voir surtout compétent sur peu. (source : Marcel)

Conseil de lecture : Le goût du vrai (Étienne Klein)


Éric DUPOND-MORETTI, cet « acquittador » ou « acquittator » (ou les deux ?)

avatar Par UbR

juillet 16, 2020 - 5:36 Pas de Commentaires :(

220px-Éric_Dupond-Moretti,_2018_(cropped)Billet de Francine Sporenda (Human Rights)

« Une psy qui a affronté Dupond-Moretti en cour de justice, révèle ses tactiques d’intimidation des victimes :
« Rappelons ici que douze enfants ont été considérés victimes de viols lors du procès de Paris et que, depuis, certains des acquittés ont été de nouveau mis en cause pour des affaires similaires, ce dont la presse a bien peu parlé. »

Revenons à Rennes, mai 2015.

Le mis en cause, jeune adulte, tenait à peine debout vu son état de délabrement physique et avait, rien que pour lui, sept avocats et pas des moindres. Nous pourrions nous demander ici qui a payé ces ténors du barreau aux émoluments conséquents pendant un procès pénal qui a duré plusieurs semaines, et pour quelles raisons ils étaient si nombreux, si ce jeune homme ne représentait pas un enjeu qui le dépasse, alors que la majorité des mis en cause n’ont le droit qu’à un unique avocat commis d’office.
Là il ne « bénéficie » pas du jeune avocat commis d’office et qui fait de son mieux avec son expérience limitée mais il a le droit à sept « pointures » des prétoires, rien que pour lui alors qu’il est présenté sans revenu fixe et que tout citoyen « classique » n’a pas la possibilité d’avoir plusieurs avocats réglés par le contribuable….

En mai 2015 je suis donc convoquée par le Tribunal de Grande Instance, comme témoin, par les parties civiles – ou, plus précisément, comme « expert-sachant » pour expliquer aux jurés ce qu’est la mémoire traumatique et pourquoi des enfants victimes ne peuvent pas témoigner de façon linéaire, en raison des reviviscences traumatiques. Près de trois heures face à un jury et des magistrats attentifs, sans avoir la moindre note, pour expliquer toute cette complexité clinique.

À mon arrivée, j’avais eu le droit (en haut des marches du tribunal) aux sept avocats du mis en cause, en robe noire, faisant, tels des Maoris des prétoires, une sorte de Haka pour m’empêcher de passer. Il avait fallu l’intervention de la greffière pour que je puisse atteindre la salle des témoins, non sans essuyer des propos graveleux de ces hommes qui s’imaginent que leur robe noire leur donne tous les droits.

Pendant mes trois heures de déposition, si la salle, les jurés et les magistrats ont été attentifs, ces sept avocats n’ont pas arrêté de tenter de me déstabiliser : propos sexistes, diffamatoires, insultes. Ils ne cesseront pas de piailler, tels des poulets dans une basse-cour, dans un mépris total de la professionnelle que je suis, des jurés, des magistrats et des parties civiles. Ils n’écoutent rien et ne sont mobilisés que pour m’empêcher de témoigner. À la fin de mon exposé, je réponds, comme cela est d’habitude, aux questions des magistrats puis des jurés avant que n’entrent en scène les avocats des parties civiles puis du mis en cause.

Le premier à se remonter les manches, au sens propre comme au figuré, est Maître Dupond-Moretti qui vient se planter juste en face de moi, me faisant bénéficier de son haleine putride et de ses postillons. Il s’agite, éructe, se fâche, brasse de l’air, devient tout rouge, transpire à grosses gouttes, a les yeux qui sortent des orbites, trépigne.

Il présente une authenticité factice qui crée une confusion inévitable face à ceux sommés de l’écouter. Il impressionne mais, surtout, terrorise son auditoire car il sait qu’il n’y a rien de plus efficace que la terreur pour créer la crainte, le doute et obtenir ainsi la soumission du public à sa cause. Il tente donc comme à son habitude de déstabiliser.

Il jubile, jouit même de s’écouter parler et il s’enivre de ses propos haineux sans même réaliser que je le regarde calmement et que la salle n’est pas dupe de son numéro de triste clown.
Il ment de façon éhontée, interpelle les jurés en leur affirmant de façon péremptoire que j’aurais dit « que le jugement de la Cour d’Appel de Paris était une imposture », lors d’une émission télévisée. Il me dénigre, m’insulte, me traite de « fausse psychologue », tente par tous les moyens de me faire réagir mais je reste sereine, impassible, essayant juste d’éviter les éclats de ses postillons.
J’ai, en face de moi, un numéro de guignol pathétique avec l’impression, comme dans les dessins animés, d’avoir une sorte de taureau déchaîné, baveux de haine mais, au final, sans le moindre argument. Il ne sait plus qu’invectiver, sûr d’être adoubé par le public. Mais il se trompe. Tout ceci n’est que du théâtre car, derrière ses propos, c’est le vide sidéral.

Je réponds calmement aux jurés (à qui depuis bientôt trois heures j’explique ce que sont en particulier les stratégies perverses qui conduisent à manipuler les révélations d’enfants pour protéger des pédocriminels) que, grâce au talent de « Maître Dupond-Moretti », nous venons d’en avoir un remarquable exemple.
Car il a sorti un mot prononcé lors d’une émission réalisée sur Canal + avant le procès, où j’avais dit que « prétendre qu’il n’y avait pas eu d’enfants-victimes à Outreau, était une imposture car 12 enfants avaient été reconnus victimes » et cet avocat me fait dire que « le jugement de Paris était une imposture » : instrumentalisation et manipulation pitoyables de la réalité mais affirmées avec un tel aplomb et une telle rage qu’elles avaient pour but de sidérer la Cour mais également le témoin que j’étais.

« Acquitte à tort » refuse le débat. Il ne supporte pas qu’on lui tienne tête et il est tellement habitué aux effets de frayeur qu’il impose à ses interlocuteurs, qu’il est très vite déstabilisé s’il a face à lui quelqu’un qui argumente sereinement.
Au lieu de mettre son talent oratoire et son intelligence au service d’une élaboration réflexive, il court-circuite tout échange à grand renfort d’accusations, d’insultes et de menaces.

Dès qu’il est face à des avis contradictoires, il lance des termes qui visent à sidérer et à interdire tout échange : ceux qui prêtent attention aux enfants ne sont donc que des négationnistes, des révisionnistes ou des extrémistes. Lui seul détient la vérité. Il se comporte comme un prédateur prêt à tomber sur sa proie qu’il n’hésite pas à massacrer comme il l’a fait au cours des différents procès pour les enfants-victimes et les témoins.

Sauf que, loin de m’énerver comme il devait s’y attendre, je lui réponds très calmement, démonte ses mensonges et même le remercie d’avoir illustré si formidablement bien ce qu’était la rhétorique perverse.

La salle est hilare, les jurés et mêmes certains des magistrats ont du mal à contenir le fou rire général.
Akitator, furieux, jette alors par terre tout un dossier qu’il avait constitué à mon sujet et il se trouve rappelé à l’ordre par le Président des Assises, quand il s’approche de moi pour me menacer.

À la sortie du tribunal, un des magistrats me dit: « C’était remarquable. Quel courage ! Merci : c’est la première fois que l’on voit quelqu’un mettre à terre Dupond-Moretti. L’ogre des prétoires s’est fait dévorer tout cru par une petite souris. Il a été humilié mais il va vous le faire payer très cher, soyez forte. J’espère pour vous que vous avez une bonne assurance-vie. »

Formidable !… Je croyais que nous étions en France, pays démocratique des Droits de l’Homme… Erreur.

Étonnement, la presse ne fait aucun retour de ce que certains ont considéré comme une grande première, Maître Dupond-Moretti remis à sa place et pris à son propre piège… Et pour cause car le responsable des journalistes présents sur place n’est autre que son grand ami du Figaro, Eric Durand-Soufflant (co-auteur de plusieurs de ses ouvrages)… qui, lui, va s’évertuer pendant plus d’un mois d’enquête à charge à mon sujet, à essayer de trouver des éléments pour laver l’affront fait à son complice, pour au final en inventer… et sortir un papier diffamatoire, indigne d’une personne se prétendant journaliste car saturé de mensonges et de vérités volontairement tronquées. Et, comme par hasard, ce « papier » qui devrait être depuis cinq ans aux oubliettes des documents des réseaux informatiques, ressort régulièrement en première ligne car il ne fait pas bon s’opposer à Akitator.

Maître Dupond-Moretti avait, lors des procès précédents comme à l’occasion de celui-ci, déjà méprisé les experts, insulté et dénigré les parties-civiles sans la moindre humanité. C’est sa marque de fabrique.

À Paris, il avait utilisé des qualificatifs et des références qu’il détournait intentionnellement de leur contexte pour servir la cause des mis-en-cause et disqualifier les parties civiles : les enfants-victimes ne sont pour lui que des « menteurs »; le terme de « rafle » est utilisé pour décrire la prise en charge des enfants victimes par l’Aide Sociale à l’Enfance; le juge d’instruction est qualifié « d’Eichmann »; les professionnels de l’enfance le sont de « militants », les personnes qui s’interrogent sur l’attitude des mis-en-cause, sont qualifiés de « négationnistes ». Puis, il transforme les couloirs de la Cour d’Appel en salle de théâtre et annonce, avant même le délibéré du jury, l’acquittement général des mis en cause. Tour de passe-passe remarquable qui témoignait d’un mépris total pour la justice, d’un don assuré, pour le stand-up. Et c’est ce même avocat, devenu showman des prétoires qui est désigné Garde des Sceaux aujourd’hui ? de qui se moque-t-on ?

La fonction de la justice n’est-elle pas de protéger les plus vulnérables ? Que penser de ce qui apparaît comme une fonction perverse de cette nomination visant à inverser les valeurs puisqu’elle conduit à nommer celui qui a si souvent choisi d’incarner, justement, le combat contre les valeurs de la justice, par sa prédilection à défendre les accusés et non les plus vulnérables mais, surtout, par son attitude systématique visant à humilier les victimes lors des procès ?

Comment un Président de la République peut-il nommer une personne connue pour son mépris des magistrats et autres professionnels, pour sa violence à l’égard des parties civiles, pour ses menaces et son dénigrement des experts ? C’est un déni total de la justice, une marque de mépris absolu pour toutes les victimes qui se sont fait massacrer par le fiel de cet avocat.

Lors de la dernière allocution télévisée du Président de ce qui s’appelle encore notre République, il a été dit qu’il fallait prendre soin de la jeunesse française. Mais aucun ministre n’a été nommé spécifiquement pour la jeunesse, excepté le ministre habituel de l’Education nationale : aucun pour la protection de l’enfance et des personnes vulnérables, personne.

Tout individu, même le pire criminel, a bien évidemment le droit d’être défendu. Mais un avocat de la défense peut le faire dans le respect des parties civiles et sans les humilier.

Ce n’est pas le cas d’Akitator qui doit sa brillante carrière bien plus à son appétence à être avocat de mis en cause que de victimes. Il n’est pas le premier ni le seul à faire ce choix, le problème n’est pas là mais dans son attitude à l’égard des parties civiles, des victimes, des témoins, des experts et des magistrats.

Car lors des procès d’Assises où il est avocat de la défense, il est bien loin des propos respectueux et mesurés que peuvent tenir ses collègues face à des victimes. Il est prêt à tout sans le moindre respect d’humanité pour les victimes ou pour les intervenants à qui il s’adresse et qui représentent un danger pour sa défense. Il existe pourtant un code de déontologie chez les avocats, qui pose certaines limites très régulièrement dépassées par Akitator.

La nomination en tant que Garde de Sceaux d’une personne aussi clivante qui, par son attitude habituelle lors des procès où il défend des mis-en-cause, a montré combien il peut incarner le mépris le plus total de la loi et de ceux qui devraient être protégés par la loi, est donc un message des plus négatifs adressés à la jeunesse et à tous ceux qui croyaient encore à la justice.

Comme de très nombreux professionnels de la protection de l’enfance, je pense que cette nomination est une honte pour un pays qui se dit celui des Droits de l’Homme.

« Entre la honte et l’honneur, il n’y a de différent que la dernière syllabe » (Henri Jeanson).

Hélène ROMANO
Dr en psychopathologie-Habilitée à Diriger les Recherches
Dr en droit privé et Sciences criminelles »

Posté par Francine Sporenda (Human Rights)
Source : EVRA pour la protection de l’enfance (Facebook-09/07/2020)

___________________________________________
Point de vue personnel

Pour rester droit dans des bottes d’expert (*), je ne me serais pas abaissé à utiliser des quolibets du style « Akitator » (**) pour parler de Maître Dupond-Moretti.
Je suppose qu’il a dû user et abuser d’une grande théâtralité et de débordements comportementaux pour pousser cette psychologue reconnue à ce glissement dans l’analyse, même si elle n’est pas la seule à le nommer ainsi. Pour préserver sa crédibilité dans son rôle, un expert se doit de ne pas verser dans le sentimentalisme, de rester objectif et impartial de bout en bout même en dehors des travées de Palais de Justice. Retenons par contre l’analyse de fond quand elle parle de « rhétorique perverse » (***) car c’est bien là le problème.
‌S’il est juste qu’il y ait confrontation de points de vue pour que « justice soit faite », Maître Dupond-Moretti doit-il pour autant, pour entretenir sa notoriété, verser dans des stratégies d’intimidation et autres débordements tels que présentés ici mais aussi ailleurs (ex. : acculer pendant six heures un enfant pour tenter de le déstabiliser c’est comme une traque de chasse à courre, la proie risque de finir par se laisser prendre, si devenir un ténor du barreau consiste à faire avouer ce que l’on veut par tous les moyens, on peut avoir des doutes sur la justice si la magistrature se laisse prendre au jeu – cf : vidéo jointe) ?
La justice doit « s’arrêter aux faits, rien que les faits » n’est-ce pas ? Si c’est cette « marque de fabrique » qui a pu amener cet avocat au sommet du Pouvoir de Justice en France en devenant Garde des Seaux, c’est en effet inquiétant.
À propos de nomination, quand on apprend, par ailleurs, que Gérald Darmanin a été nommé Ministre de l’Intérieur alors qu’il est visé par une plainte pour viol, on se dit que notre président n’a pas à brandir la « présomption d’innocence » pour justifier son choix tout simplement parce qu’il y a aussi… « présomption de viol ». D’autres personnes sans aucune présomption pouvaient prendre ce poste, non ? Si au bout du procès, M. Darmanin se trouve condamné, nous aurons eu un violeur comme Ministre d’Intérieur. La classe quoi !

(*) J’ai été amené pendant une dizaine d’années à constituer des dossiers principalement dans des cas de soupçons de viols de jeunes enfants, mon but se limitant à décrypter leurs langages (corporel et verbal) du fait de mes formations spécifiques à ces niveaux. Je n’ai jamais été, par contre, confronté à une « rhétorique perverse » au sein d’un tribunal. Le phénomène le plus marquant que j’ai pu vivre au sein d’un tribunal précède cette période : le procès d’un médecin soupçonné d’attouchements dans le centre pour caractériels et cas sociaux dans lequel je travaillais à l’île de la Réunion. Je ne faisais qu’accompagner les enfants en tant qu’éducateur-chef à l’époque.

(**) C’est sûr que ce passionné de tauromachie parfois aussi appelé « ogre du Nord » aurait préféré conserver comme surnom « acquittador » mais un journaliste l’aurait transformé en « acquittator », ce qu’il n’apprécie évidemment pas.

(**) « rhétorique perverse » : à mon sens, pour bien comprendre cette expression associant deux termes spécifiques, il faut entendre :

– le mot rhétorique au sens surtout platonien, c’est-à-dire comme art du discours pouvant aller jusqu’à être fallacieux, le but étant d’amener coûte que coûte l’auditoire à accepter le contenu,

– le mot pervers associé à la rhétorique comme correspondant à une recherche de prise de pouvoir sur l’autre pour mieux le dominer, allant jusqu’au plaisir purement narcissique.

Pour voir la vidéo, cliquer sur la ligne ci-dessous :

<<<<courte analyse du Dr Gérard Lopez (expert)>>>>


Il y a trois temps dans la vie…

avatar Par UbR

juillet 1, 2020 - 6:08 Pas de Commentaires :(

IMG_20200701_180353


C’est toujours dans les discours les plus…

avatar Par UbR

juin 22, 2020 - 7:10 Pas de Commentaires :(

IMG_20200622_130801


Le regard d’autrui peut t’indiquer…

avatar Par UbR

juin 17, 2020 - 8:39 Pas de Commentaires :(

IMG_20200617_195054


Quand le langage (*) sportif empêche les gens de bouger

avatar Par UbR

juin 14, 2020 - 4:22 Pas de Commentaires :(

Ce billet fait écho à ce que nous avons vu fleurir pendant et après le confinement (en cachant plus ou moins une démarche publicitaire mais « c’est de bonne guerre » comme on dit) indiquant des mouvements pour entretenir sa forme physique. Une démarche qu’on peut approuver mais qui me conduit à une réflexion qui n’engage que moi dans ma vision de professionnel de santé et d’instructeur sportif. En clair, le dialogue sur ce plan est ouvert pour peu que la réflexion amène à entretenir réellement la forme de tout le monde sans exception.

Les indications d’entretien physique concernaient évidemment le « travail en salle », confinement oblige. C’est alors que la personne lambda a pu découvrir tout un langage spécifique, source d’inspiration pour ce billet.

Avant ton entraîneur te faisait faire des flexions, du saut (en extension, groupé, etc.), des étirements, de l’assouplissement, de la détente, du relâchement, voire même de la relaxation.
Maintenant ton coach te fait faire des squats, du jump (du jumping jack, du tuck jump, etc. ), des dips, des burpees, du stretching voire même de la sophro. Mais mon petit doigt me dit que les termes vont encore évoluer pour donner l’impression de ne pas être dépassé, pardon « has been »…. Enfin, peu importe, bouger c’est bien du moment qu’on sache quand respirer, souffler notamment, mais ça, ça reste trop peu enseigné.

Cependant, je me suis toujours demandé pourquoi employer ces expressions, surtout quand nous avons dans notre langue quelque chose de parlant, voire même de plus parlant pour guider d’autant mieux.

Nous pouvons facilement trouver une première réponse : « ça fait bien ». Qui pourrait me contredire sur ce point ?

Ce ne serait pas un problème en soi quand on sait que l’être humain a besoin de codes spécifiques pour faire partie d’une communauté.

C’est donc logique qu’entre deux comparses nous entendions par exemple l’expression : « j’ai fait 50 squats, et toi combien ? » C’est un langage mieux codé (et mieux ciblé diraient peut-être certains, hum, hum) plutôt que « j’ai fait 50 flexions ». Admettons ! Mais lorsque ce langage vient masquer comme un écran de fumée de réelles incompétences, ça me chagrine. Si par exemple vous me dites que les squats contrairement aux flexions permettent de renforcer les fessiers, je vous demande pourquoi cette idée et pourquoi vous ne voulez vous intéresser qu’aux fessiers. Pour avoir de belles fesses bien rebondies ? Alors là vous ne vous placez qu’au niveau du culte du corps bien fait et je vous conseille d’avoir un bon kiné pour rétablir un meilleur équilibre d’ici quelques années.

Ne connaissant donc pas les codes le plus souvent anglo-saxons de la communauté des sportifs aguerris qui s’activent, la personne lambda risque d’hésiter à les rejoindre.

De ce fait :

– soit elle ne bouge pas (ou si peu) car il lui manque l’émulation, justement l’aiguillon du phénomène de groupe, de l’instinct grégaire qui caractérise l’être humain d’un point de vue psycho-social,

– soit elle bouge mais dans son coin car elle a peur de souffrir de la comparaison, ne se sent pas à la hauteur d’autant plus quand la fameuse communauté sportive le lui fait sentir, ce qui arrive trop souvent de manière directe ou indirecte.

L’une des principales raisons de ce travers comportemental des habitués vient du fait que, dans ce milieu, il y a toujours des personnes qui sont là pour comparer leurs performances aux autres, voire pour carrément pavaner. Le pire est que, parfois, ils ne s’en rendent même pas compte. Il ne faut pas leur jeter la pierre car ils trouvent sûrement dans cette activité un espace de valorisation dont ils ont besoin.

Les études actuelles tendent à montrer qu’en France les gens ne bougent pas assez. J’aimerais que tous les encadrants et les chercheurs se penchent vraiment sur le sujet en repérant les indices qui empêchent justement les gens de bouger.
L’un de ces indices se trouvent certainement au niveau de l’image que l’on donne en France au sport en général tant au niveau de :

– son objectif (compétition et non bien-être),

– son langage trop hermétique à connotation de plus en plus anglo-saxonne,

– son code vestimentaire et son espace approprié (eh oui ! Il existe une longue tradition française du « bien fringué » et du « fringué pour » : pour comprendre la chose, essayez donc par exemple de vous promener dans les rues bien sapé en faisant de la marche nordique et vous comprendrez tout de suite en observant le regard amusé voire moqueur des gens et après allez observer ce qui se passe par exemple du côté d’Helsinki, même quand il n’y a pas de neige [j’ai vérifié moi-même] ou que pensez-vous de quelques mouvements de tai-chi de façon spontanée quelque part en ville [j’ai aussi vérifié moi-même] et après allez en Chine ou au Japon, mesdames avez-vous prévu d’aller au boulot à vélo en robe avec des chaussures à talons et un casque sur la tête avec la garantie de trouver un point d’accroche pour votre antivol au bout de l’éventuelle piste cyclable ou mieux un local à vélos prévu par votre entreprise, après allez faire un tour du côté des pays du nord, etc.)

Conclusion : oui, c’est clair en France, nous avons un souci de langage par rapport à l’entretien physique en général du fait d’un codage (verbal et non-verbal) trop strict, trop « chébran » !

(*) Il faut entendre ici le mot langage dans sa connotation globale à la fois verbale et non-verbale.


À trop vouloir être différent…

avatar Par UbR

juin 11, 2020 - 9:16 Pas de Commentaires :(

IMG_20200611_211204


Comment ne pas avoir des problèmes…

avatar Par UbR

mai 31, 2020 - 6:33 Pas de Commentaires :(

IMG_20200531_182909


La drague (Guy Bedos/Sophie Daumier- 1972)

avatar Par UbR

mai 31, 2020 - 4:17 Pas de Commentaires :(


(RIP Jean-Loup Dabadie et Guy Bedos)

Un grand classique de l’humour mais aussi un double hommage avec ce sketch écrit par Jean-Loup Dabadie mort le 24 mai dernier et joué par le couple Sophie Daumier-Guy Bedos (lui-même mort le 28 mai).
Parmi les danseurs, on peut aussi reconnaître Nana Mouskouri et Thierry Le Luron, cet autre humoriste disparu trop tôt (13/11/1986) et enterré tout près d’ici à La Clarté (Perros-Guirec) :


Covid-19 : vive la zététitude (*)

avatar Par UbR

mai 25, 2020 - 12:23 Pas de Commentaires :(

IMG_20200525_120749

En ces heures de fake news à tire-larigot qui nous soûlent à qui mieux mieux, décidément, je n’ai confiance qu’en la zététique (**) !!! Alors vous aussi développez votre « zététitude » (*) en lisant par exemple ceci pour vous performer dans le domaine :

« … j’avais vu en petite incrustation sous les images du journal paraître et réapparaître un info presque accusant le protocole de Raoult (hydroxychloroquine + ou – azotramycyne) d’une part de n’être aucunement efficace voire plus dangereux que les autres traitements et j’ai vu une fois la référence « The Lancet » qui est réputé comme une des meilleures publications scientifiques de référence. Par bonheur je suis zététicien (je doute et je cherche), donc je suis allé à la source (en Anglais évidemment) sur cette étude. D’abord j’ai été étonné du fatras des compilations de données annoncées – énormes en nombre comparant des modes de traitement de 92000 patients de part le monde incluant plusieurs traitements (étonnamment pas le remdésivir) les traitements autres que Hydroxy +azotra n’étant pas décrits,mais l’HQD +A est la première en défaut de guérison et de mortalité !
Dans ce cas, que fais-je, c’est simple je cherche les auteurs et recherche leurs références. Houa ! c’est du jamais jamais vu : 4 auteurs, seulement, dont le patron Mandeep el Mrha est lié à Giléad (qui produit le remdesivir) et les 3 autres ne sont que (excusez-moi camarades cardiologues) que des cardiologues n’ont impliqués dans des études épidémiologiques et il n’y a aucune référence à des études statistiques.
C’est donc une des plus grandes fake news contre Raoult.
Cette « étude » jette une suspicion sur les publications de The Lancet. Où sont donc les dollar, les euros ou les livres qui alimentent ces pratiques que je dirai mafieuses.
Vivez en paix, la pseudo science veille !
Hasta … » (Source : Yvan Le Noan-FB)

NDLR : J’ai vérifié, le Pr Mandeep R. Mehra, principal auteur de cette étude, a bien participé début avril 2020, dans le cadre du Covid-19, à une conférence sponsorisée par Gilead, grand laboratoire américain qui produit le remdesivir, concurrent direct de… l’hydroxychloroquine !! Alors on est tenté de demander à qui profite le crime, n’est-ce pas ? Soyez vous aussi zététicien, je vous le dis !

Autre lecture sur le sujet en cliquant ci-dessous :
Les journalistes n’ont toujours pas appris à lire (blog de Patrice Gibertie)

GLOSSAIRE :

(*) zététitude : n.f inventé (à moins que quelqu’un y ait pensé avant car les grands esprits se rencontrent parfois) ce jour 24 mai de l’an de grâce 2020 à 19 H 14 par Marcel pour signifier : être épris de zététique (voir ce terme).

(**) zététique : voir ce terme….ha,ha, c’est drôle (ok, je vais être sympa pour une fois et vous éviter de chercher, ….même si, justement, la zététique correspond à l’art de chercher par soi-même au lieu d’avaler des couleuvres en veux-tu en voilà). Pour ceux qui connaissent le grec, ce terme vient de l’adjectif ζητητικός, qui, comme vous ne le constatez pas, bandes d’ignares, se prononce zētētikós, ce qui veut dire « qui recherche », voire même qui « aime chercher », un fouineur en somme. Il ne se contente pas de qu’on lui dit et encore moins de que ce con (***) lui dit (suivez mon regard). On ne lui la fait pas, quoi ! Alors, en ce moment où en êtes-vous niveau zététitude par rapport à tout ce que, … ce que ce con (***)… ce qu’on vous dit.

(***) con : nous nous contenterons ici de dire que cette forme singulière au sens multiple n’exclut pas ici de ce fait le pluriel. C’est clair ?

CONCLUSION :

La pensée zététique de Marcel prend donc ici tout son sens. Pour votre santé, je vous la replace ici pour mieux vous bourrer le choux déjà bien farci de conneries :

La vérité, l’eusses-tu tue
que tôt ou tard je l’eus su.
Moralité :
un jour tout se tut,
un jour tout se sut.

CQFD
Woufff, ça fait du bien, hein !